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Loin de ses enfants, une mère s’accroche à l’espoir de les retrouver

Une mère dit ne plus partager le quotidien de ses deux plus jeunes enfants depuis mars 2025. Après une décision du 9 octobre 2026 fixant leur résidence habituelle chez leur père, sous réserve du placement toujours prioritaire, elle témoigne de sa souffrance et demande des réponses sur une plainte de 2023. Un récit qui pose la question de la protection des enfants et du maintien des liens familiaux, sans préjuger de faits contestés.

Détail de bras et de mains dans une étreinte familiale, sans visage visible.
Photo de famille transmise par la mère à Zoubida Info. Visages des enfants masqués pour préserver leur identité.

« Que l’on me rende mes enfants. » À la question de ce qu’elle attend aujourd’hui de la justice, la mère répond par ces quelques mots. Dans le questionnaire transmis à Zoubida Info, elle dit ne plus vivre avec ses deux plus jeunes enfants depuis le 21 mars 2025.

Elle raconte les voir dans un lieu neutre et ne leur téléphoner que pour leurs anniversaires. Ce récit de ses contacts effectifs doit être distingué du jugement du 9 octobre : celui-ci rappelle le droit de communiquer régulièrement par lettre ou téléphone, tout en donnant priorité aux dispositions du juge des enfants tant que le placement est maintenu. Il ne permet donc pas d’attribuer au juge aux affaires familiales une restriction des appels aux seuls anniversaires.

Lorsqu’on lui demande ce qu’elle voudrait faire comprendre aux lecteurs, elle écrit qu’elle est « une maman qui souffre de l’injustice ». C’est ainsi qu’elle vit sa situation. Son témoignage exprime aussi son inquiétude pour ses enfants et son incompréhension face au suivi d’une plainte pour des faits graves allégués.

Entendre cette mère suppose de prendre sa parole au sérieux, tout en examinant ce que les documents établissent. La décision judiciaire ne lui retire pas l’autorité parentale. Elle organise une évolution de ses droits d’accueil, mais rappelle aussi qu’une mesure de placement reste prioritaire. Pour comprendre ce qui sépare aujourd’hui cette maman de ses enfants, ces distinctions sont essentielles.

Des enfants qui vivaient auparavant avec leur mère

À la question de savoir chez qui les enfants vivaient avant ces événements, la mère répond : « Chez moi. » Le jugement du 9 octobre 2026 rappelle deux décisions provisoires qui avaient fixé leur résidence au domicile maternel.

La première, rendue le 4 juillet 2023, maintenait l’exercice conjoint de l’autorité parentale et accordait au père des visites dans un espace de rencontre. Une expertise psychologique de la famille et une enquête sociale avaient également été ordonnées.

Le 5 novembre 2024, une nouvelle ordonnance avait maintenu la résidence chez la mère ainsi que les visites du père en espace de rencontre. La demande d’exercice exclusif de l’autorité parentale formulée par la mère avait été rejetée.

Ces décisions antérieures sont connues ici par le rappel qu’en fait le jugement récent. Elles montrent que la situation actuelle s’inscrit dans une histoire judiciaire de plusieurs années.

Le placement, puis la décision du 9 octobre

Le 21 mars 2025 marque une rupture dans le quotidien familial. Selon le jugement, les deux enfants ont alors été placés auprès d’un tiers digne de confiance. Cette mesure avait été renouvelée jusqu’au 31 octobre 2026 ; le service en préconisait un nouveau renouvellement pour l’audience à venir. Cette préconisation ne vaut pas nouvelle décision.

Le placement avait été précédé d’une assistance éducative en milieu ouvert, ensuite renforcée. Dans ses motifs, le juge rapporte des difficultés persistantes dans la prise en charge des enfants malgré l’aide apportée, ainsi qu’un conflit parental qui restait à travailler.

La mère conteste l’appréciation de sa situation. Le jugement rapporte qu’elle invoque ses capacités éducatives et estime que le tiers de confiance fait obstacle à l’évolution de ses droits. Ce sont ses arguments, et non des conclusions adoptées par le tribunal.

Le 9 octobre, le juge aux affaires familiales a fixé la résidence habituelle des deux enfants chez leur père. Il retient notamment la stabilité de son implication et l’élargissement de ses droits, comprenant désormais des hébergements. Concernant la mère, il estime que l’acceptation du placement et le travail autour de ses motifs restent plus complexes.

Pour la mère, cette décision ne répond pas à ses inquiétudes. Elle souhaite retrouver ses enfants à son domicile et contester le jugement. Ses réponses évoquent un appel, mais aussi une démarche encore prévue : son dépôt effectif n’a pas été confirmé par une pièce ou par son conseil.

Une mère qui conserve ses droits parentaux

La décision du 9 octobre maintient l’autorité parentale conjointe. Elle prévoit également, sauf meilleur accord parental, un accueil progressif chez la mère : pendant six mois à compter du prononcé, des visites sans hébergement au domicile maternel les samedis et dimanches des semaines paires, de 10 heures à 18 heures ; ensuite, des hébergements certains week-ends et pendant une partie des vacances scolaires.

Une réserve déterminante accompagne toutefois ces dispositions : tant que le placement est maintenu, les décisions du juge des enfants concernant la résidence et les droits des parents prévalent. Le calendrier du juge aux affaires familiales ne peut donc pas être présenté comme applicable indépendamment de cette mesure.

Dans son questionnaire, la mère affirme que les enfants vivent actuellement chez leur père. Le jugement seul ne permet pas de déterminer s’il s’agit d’hébergements autorisés pendant le placement, d’une installation permanente ou d’une évolution ultérieure. La décision actuelle du juge des enfants est nécessaire pour préciser leur situation.

Pour la mère, comprendre ce qui lui est demandé et les étapes possibles d’un rapprochement avec ses enfants est une question concrète. Quel accompagnement reçoit-elle ? Quels objectifs lui ont été expliqués ? Comment les liens sont-ils préservés pendant cette période ? Les documents reçus ne permettent pas de répondre complètement à ces questions.

Une plainte de 2023 dont elle demande à connaître le suivi

L’inquiétude de la mère porte aussi sur une plainte de 2023 pour des faits de viol allégués concernant sa fille aînée. Celle-ci est distincte de la plus jeune fille visée par la décision de résidence. Son identité doit être protégée.

Le père des deux plus jeunes enfants conteste les faits. Le jugement les évoque comme faisant toujours l’objet d’une enquête et indique qu’il n’a pas été entendu en trois ans. Il rappelle sa présomption d’innocence et estime que cette plainte, à elle seule, ne suffit pas à écarter la fixation de la résidence à son domicile. Il précise également que, si les faits étaient établis, ils remettraient en question sa posture parentale.

Cette décision familiale ne tranche pas la procédure pénale. Elle ne démontre ni la culpabilité du père, ni le caractère mensonger de la plainte.

Dans ses réponses, la mère affirme ne pas avoir reçu de nouvelles de l’enquête et ne pas disposer d’un récépissé ou d’un numéro de plainte. Elle mentionne aussi un examen médico-judiciaire et un suivi médical ou psychologique pour sa fille aînée. Les documents correspondants n’ont pas été examinés pour ce projet.

La rédaction ne dispose pas d’un document du parquet précisant le statut actuel de la plainte. L’article ne conclut ni à sa disparition ni à l’absence d’enquête.

Son attente mérite néanmoins des questions précises : quel service suit aujourd’hui cette plainte ? Quel est son statut ? Quelles informations peuvent être communiquées à la plaignante ou à son conseil dans le respect de l’enquête ? Comment les éléments disponibles sont-ils pris en compte dans l’évaluation de la protection des enfants ?

Faire entendre son espoir, garder les enfants au centre

La mère souhaite rendre son histoire publique pour obtenir de l’aide face à ce qu’elle ressent comme une injustice. Elle demande à retrouver ses enfants et à comprendre pourquoi le suivi de la plainte lui paraît si long.

Faire entendre sa voix peut ouvrir un débat sur l’information des familles, leur accompagnement et la coordination des procédures. Cela ne dispense pas d’écouter les autres parties ni de vérifier les éléments contestés. Aucun représentant du père ni interlocuteur institutionnel n’a encore été sollicité pour ce projet d’article.

La protection des enfants doit rester le premier repère. Elle implique de prendre au sérieux les inquiétudes exprimées, d’examiner les faits avec rigueur et de préserver leur vie privée. Elle exige aussi que les décisions soient compréhensibles pour les parents et que les liens familiaux soient accompagnés dans le cadre fixé par la justice.

Pour cette mère, l’espoir tient dans une demande : retrouver ses enfants. Le rôle d’un reportage est de rendre cette attente audible et de poser les questions auxquelles des réponses peuvent être apportées. Les lecteurs peuvent soutenir une meilleure prise en charge des familles. Les journalistes peuvent poursuivre les vérifications. Les décisions sur la résidence et la protection des enfants appartiennent aux juridictions compétentes.

Sa souffrance mérite d’être entendue. Les enfants, eux, doivent pouvoir grandir à l’abri d’un procès public.

À retenir — L’essentiel

• En 2023 et 2024, la résidence des deux enfants avait été fixée provisoirement chez leur mère.

• Un placement auprès d’un tiers digne de confiance est rapporté depuis le 21 mars 2025.

• Le jugement du 9 octobre 2026 fixe leur résidence chez le père, sous réserve de la priorité des décisions du juge des enfants tant que le placement continue.

• L’autorité parentale conjointe est maintenue et des droits d’accueil progressifs sont prévus pour la mère, sous cette même réserve.

• La plainte de 2023 concerne la fille aînée, distincte des deux enfants visés par la décision de résidence. Les faits sont contestés ; le jugement ne prononce aucune condamnation pénale.

Les principales dates

• 4 juillet 2023 : résidence provisoire chez la mère ; visites du père en espace de rencontre.

• 2023 : plainte pour des faits graves allégués concernant la fille aînée.

• 30 août 2023 : saisine du juge des enfants, selon le jugement.

• 5 novembre 2024 : maintien de la résidence chez la mère.

• 21 mars 2025 : placement auprès d’un tiers digne de confiance.

• 6 octobre 2026 : audience devant le juge aux affaires familiales.

• 9 octobre 2026 : jugement fixant la résidence chez le père, avec priorité du placement maintenue.

• 31 octobre 2026 : échéance du placement rapportée dans le jugement ; son éventuel renouvellement reste à confirmer.

Quelle amélioration vous paraît la plus urgente pour les familles concernées ?

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Consultation indicative et non représentative. Une participation par navigateur, sans garantie d’unicité par personne.

Ce sondage ne porte ni sur la culpabilité d’une personne ni sur le lieu de résidence des enfants. Merci de ne publier aucun nom ou détail permettant d’identifier la famille.

Sources et méthode

Copie du jugement du 9 octobre 2026 et captures des réponses de la mère au questionnaire de Zoubida Info. Le dispositif du jugement a été relu sur la copie transmise lors du contrôle du 25 octobre 2026 : autorité parentale conjointe, résidence chez le père, accueil progressif chez la mère et priorité du placement y figurent. Les décisions antérieures sont connues par leur rappel dans ce jugement. Les pièces ne sont pas destinées à être publiées. La rédaction distingue les déclarations de la mère, les motifs retenus par le tribunal et les informations non confirmées.

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